Partager l'article ! 2. SUITE DE LA COMMUNICATION SUR L'ELIMINATION...: SUITE DE L'ELIMINATION COMMUNICATION... Vendredi 27 juin ...
SUITE DE L'ELIMINATION COMMUNICATION...
Vendredi 27 juin
J’aimerais avoir un « rythme » à peu près régulier au cours de la journée afin de voir si Cerise en adopte aussi un pour l’élimination. Mais peut-être est-ce complètement artificiel et non respectueux de ses besoins !
Autre réflexion : j’ai aussi l’impression qu’elle a moins besoin d’uriner et de défèquer quand elle est à l’extérieur qu’à la maison…ou alors c’est parce que je suis plus disponible et à l’écoute en-dehors de la maison…
Dimanche 6 juillet
Je m’aperçois de plus en plus qu’il ne sert à rien d’avoir un rythme pour « réussir » l’EC, que la communication s’installe entre moi et mon
bébé. Au contraire ; j’ai l’impression que plus je me focalise sur l’EC et sur Cerise, sur le fait de répondre à son besoin d’élimination et moins nous sommes connectées !! En fait, je
sens de plus en plus qu’il faut que nous vivions sans y penser et que la communication et le lien entre nous et Cerise se tissent tout seuls !
Cerise n’a de toute façon pas de rythme la journée, que ce soit pour l’élimination, pour le sommeil ou les tétées. Je remarque seulement qu’elle fait maintenant plusieurs fois pipi le matin car depuis quelques semaines, elle fait peu ou pas la nuit. Et le soir, elle fait aussi souvent avant de dormir.
Le mot d’ordre maintenant ; sentir plus que réfléchir… Laisser Cerise me conduire et lui faire confiance.
Un nouveau signe est apparu ; elle me sourit et me fixe avec des yeux pétillants pour me signifier qu’elle a envie ! C’est un peu déconcertant au début mais on s’y fait !
Par ailleurs, je ne fais plus de sons au préalable lui indiquant qu’elle peut se relâcher. Ce comportement me gênait un peu car je trouvais que l’on frôlait le conditionnement et que l’on incitait trop le bébé à faire. Je préfère plutôt qu’elle apprenne à connaître son corps et qu’elle sente d’elle-même quand elle a besoin de se soulager sans que je fasse un son déclencheur !
J’ai opté pour un autre comportement : lorsque je ne suis pas sûre qu’elle a envie, je l’amène au lavabo ou au pot et lui dit qu’elle peut se soulager si elle le veut (mais que ce n’est pas grave si ce n’est pas le cas). Sinon, lorsque je comprends ou pense qu’elle veut se soulager, je la laisse faire sans rien dire.
Plus je continue l’EC, plus je pense que c’est un besoin intrinsèque à l’espèce humaine ; il suffit donc d’écouter son bébé car il sait quoi faire. C’est tellement gratifiant de renouer avec notre nature profonde !
A consulter le site http://bebesouleil.fr/ qui propose des pantalons chinois et quelques accessoires pour un maternage respectueux des besoins de nos enfants.
La période des vacances est finie et je peux dire à présent que la communication sur l’élimination est bien installée ! C’est sûr, il y a des jours plus que d’autres où quelques pipis arrivent sur moi mais dans l’ensemble, on se comprend bien, moi et Cerise !
Plus aucun caca en dehors du lavabo ou du pot et je commence à mieux gérer les nombreux pipis du matin et du soir…
La nuit, elle fait 2 ou 3 pipis en moyenne et la majeure partie, dans son pot. Quelques fois aussi, elle fait sur sa peau de mouton, mais aucune importance ; j’absorbe la majeure partie avec des mouchoirs puis lui redonne une tétée pour se rendormir.
Bien qu’assez actifs pendant ces vacances, l’EC n’en a pas trop été affectée. Au contraire, dans l’écharpe, en ballade, elle n’a presque jamais demandé à se soulager. Les « accidents » se passaient souvent plus lorsque je m’asseyais ! En y repensant, je crois que la communication était rompue lorsque je n’étais pas à l’aise avec l’environnement dans lequel nous nous trouvions. Une fois de plus, en étant détendue et consciente du lien avec Cerise, je me rends compte que l’EC marche bien !
Rencontrer des gens qui pratiquent aussi l’EC fait beaucoup de bien : cela nous renforce dans nos convictions, nous motive et nous permet aussi d’observer une autre communication, une autre façon de faire. On en profite pour s’échanger les « trucs » qui marchent ! Cela me fait dire que l’EC est plus facile à établir lorsque l’on vit en communauté où plusieurs personnes y participent et apportent leur expérience et où l’on permet à la mère de se centrer sur son enfant et ses besoins.
Confiance en soi et en son enfant est le maître mot d’une EC harmonieuse. Plus on y croit et l’on se dit que les accidents ne sont pas si graves et arriveront peu et plus l’EC se mettra naturellement en place.
Je comprends mieux maintenant ce que voulait dire Ingrid Bauer en parlant du lien invisible, inconscient qui existe entre la mère et son enfant qui pratiquent l’EC. Il est fort, puissant et tellement rassurant !
On se sent plus forte en pratiquant l’EC. Plus le temps passe, moins l’EC devient une contrainte, quelque chose auquel il faut réfléchir. Cela devient une seconde nature comme allaiter son enfant et c’est alors très satisfaisant ! Le retour en arrière n’est plus possible et mettre des couches à un bébé me semble maintenant complètement aberrant !
Ceci étant dit, il m’arrive de lui en mettre très ponctuellement, à des moments où notre vie moderne ne nous permet pas de faire autrement. Mais, cela reste très raisonnable !
Progressivement, Cerise adopte un rythme d’élimination durant la journée (ce que j’avais du mal à cerner au début).
Par ailleurs, je lui propose de se soulager dès qu’elle change de rythme (début ou fin de sieste, entrer dans l’écharpe ou en sortir, réveil la nuit…) ; et les pipis sur moi sont beaucoup moins nombreux !
Après de multiples tâtonnements, nous construisons notre propre communication. Les signaux évoluent aussi au fil du temps, certains restent, d’autres ne sont plus utilisés mais l’important est que nous les comprenons toutes les deux !
La communication non verbale est maintenant plus présente et plus riche qu’au début ; les regards, les postures (corps qui se raidit quand elle ne veut pas ou a fini de faire), les sourires qui signifie qu’elle a envie de se soulager ou qu’elle est satisfaite d’avoir fait…et peut-être même, que l’on se soit compris !
Quelle richesse ! Je ne peux que m’enthousiasmer de répondre à son besoin d’élimination. Malgré les difficultés du début – qui, selon moi, existent en majorité parce que notre société a oublié ce besoin - nous en tirons beaucoup de bonheur, autant pour Cerise que pour moi !
Dimanche 5 octobre
Plus j’avance dans cette communication, plus mes réflexions s’affinent, évoluent et s’adaptent.
Par exemple, Cerise commence aussi à se soulager au-dessus du pot ou des toilettes bien qu’elle continue encore à faire au-dessus du lavabo, le dos contre mon ventre et les jambes écartées (en position accroupie). Mais, je pense que je vais de plus en plus lui proposer de se soulager sur le pot ou les toilettes afin que mes poignées se détendent un peu ! Et puis, ses selles sont maintenant assez solides pour qu’elle les fasse sur un pot ou sur des toilettes.
La journée, notre communication est de plus en plus étroite et riche ; je me sens maintenant assez en confiance pour ne plus prendre une couche quand je sors ou je vois des amis ! Biensûr, il y a toujours des moments où je suis moins à l’écoute, mais cela ne dure jamais longtemps (pas plus d’une demi-journée). Plus je la porte, plus notre communication est étroite.
La rentrée et les activités pour Alice ont mis notre communication sur l’élimination à l’épreuve ; il y a eu beaucoup d’accidents car j’étais un peu stressée d’aborder de nouvelles situations. Je voulais aussi en faire trop, être complètement investie avec ma première fille, Alice. J’en ai alors oublié les besoins de Cerise !
Cette situation m’est apparue au début encore plus compliquée à gerer (pour l’EC) que de rester à la maison. Ainsi, le fait de discuter avec les autres mamans m’a déconnecté complètement des besoins d’élimination de Cerise (et de ses besoins en général, je crois).
J’ai mis quelques semaines à prendre du recul et à m’adapter à cette nouvelle situation. J’ai réalisé que je ne devais pas être trop exigeante avec moi-même, que le plus important était qu’Alice sente ma présence même si je ne participais pas à toutes les activités et que je garde le lien avec Cerise même en discutant ! Evidemment, les activités manuelles, où il est indispensable que je m’investisse, sont difficiles à assumer pour le moment. Mais chaque chose en son temps ; Cerise est encore un bébé et elle a encore beaucoup besoin de moi. Je pense qu’il est important pour le moment de répondre à ce besoin, d’être aussi là physiquement pour Alice, de montrer à cette dernière que je l’aime toujours depuis la naissance de sa soeur (grâce à la tétée par exemple) et de lui offrir un exemple de maternage proximal. De l’extérieur, on peut penser que c’est peu d’investissement, mais c’est en fait l’aboutissement de beaucoup de réflexion, avec pour unique objectif l’épanouissement de mes enfants.
La communication sur l’élimination devient depuis quelques temps compliquée la nuit ; j’ai du mal à me réveiller pour qu’elle se soulage et d’autant plus pour Cerise ! Elle pleure et refuse de faire pipi quand je lui propose mais fait quelques minutes après sur sa peau de mouton !
Du coup, les pipis qu’elle fait sur la peau de mouton (en lien avec le nombre de tétées, relativement fréquentes), je les absorbe avec une grosse serviette éponge, ce qui laisse la peau presque sèche une fois la serviette enlevée. C’est tout de même plus pratique que les sopalins que j’utilisais avant !
Plus les nuits passent, plus je laisse Cerise me signifier si elle a envie que je l’emmène se soulager ; en général, en s’arrêtant de téter. J’ai l’impression que je dois la laisser chercher elle-même la solution aux pipis qui la réveillent et la mouillent la nuit.
J’ai moi-même la conviction qu’il faut laisser le temps au temps et qu’elle arrivera de plus en plus à se “retenir” de faire pipi la nuit. D’ailleurs, cela fait quelques nuits qu’elle fait un peu moins pipi et qu’elle me signifie son besoin de l’emmener se soulager au petit matin.
Dimanche 26 octobre
Effectivement, depuis quelques semaines, Cerise fait beaucoup moins pipi la nuit ! Elle se réveille par contre systématiquement au levée du jour pour que je la mette sur le pot ! Quel bonheur de lui avoir fait confiance !
Baby legs afin de couvrir les petites jambes de bébé sans couches.
http://www.nappynee
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